Pour s'offrir une place sur le maillot des plus grandes équipes européennes, les sponsors débloquent parfois des budgets... à huit chiffres.

Les observateurs avisés de la Série A l’auront sans doute remarqué : l’AS Roma, qui truste le haut du panier, évolue avec un maillot dépourvu de sponsor. Seul le logo de la Roma Cares, son organisation caritative, orne le torse des joueurs. Plébiscité par les fans, le tissu aux allures vintages ne rapporte rien en fait de sponsoring. Hostile aux excès financiers du marché footballistique, les Giallorossi ? Pas tant que ça : derrière cette étonnante situation se cache en effet un habile subterfuge permettant au club de mettre unilatéralement un terme à sa collaboration avec Kappa, pour signer un “partenariat technique” avec le géant américain Nike, qui reprendra dès la saison prochaine le “contrat de partenariat”. Montant de l’opération ? Cent millions, étalés sur dix ans.
Si les équipementiers savent se montrer généreux, les sponsors principaux ne sont pas en reste.
Et, ô surprise, le moins avare de tous nous vient, cette saison, de la péninsule arabique : il s'agit en effet de la compagnie aérienne Fly Emirates. Afin d’être présente sur les vareuses d’Arsenal, du Real Madrid, du Paris Saint-Germain et de l’AC Milan, elle les rémunère respectivement à hauteur de 35M, 25M, 20M et 13,8M. Une autre entreprise de transport aérien du Moyent-Orient occupe le haut de l’échelle : Qatar Airways, qui verse annuellement 33M au FC Barcelone.
En Bundesliga, le quatuor de tête se compose du Bayern Munich (30M de Deutsche Telecom), de Wolfsburg (20M, Volkswagen), de Schalke 04 (18M, Gazprom) et du Borussia Dortmund (15M, Evonik).
Outre-Manche, on assiste à un véritable tir groupé. Effectivement, en plus du montant précité perçu par Arsenal, pas moins de quatre clubs passent la barre somme toute appréciable des vingt millions : Chelsea reçoit 21M de Samsung, tandis que Liverpool (Standard Chartered), Manchester City (Eithad) et son voisin d’United (AON) encaisseront cette année un chèque avoisinant les 23M.
A ce niveau, les grosses cylindrées continentales semblent donc se tenir de près. Mais dès l’entame du championnat 2014-2015, les Red Devils mettront tout le monde hors course : le deal conclu avec General Motors (“Chevrolet” garnissant l’avant du maillot) rapportera… 56,5M par an ! Record historique, et de loin.
Sources : sportune.fr, sportsmarketing.fr, Le Vif
/image%2F1010500%2F20150118%2Fob_ebde53_vacances-066.jpg)