C'est un fait, le PSG et ses Qataris dominent cette saison l'ensemble des compétitions domestiques. Les Parisiens recrutent, quand les autres se voient contraints de vendre en masse. Pourtant, ce système d'import-export ne cesse de montrer ses limites, de moins en moins occultables sous la crise financière. C'est désormais assez clair : il faut repenser le mode de fonctionnement des clubs français, en s'appuyant essentiellement sur la formation et une culture foot à réinstaller dans l'hexagone.
Néanmoins, et c'est fâcheux, l'argent reste pour beaucoup la solution de facilité : on dépense des millions, et en avant les trophées. Malgré les multiples contre-exemples (les plus récents étant peut-être Montpellier en France, Zulte Waregem en Belgique), l'idée demeure encrée dans le milieu du ballon rond et la recherche de fonds est encore trop souvent l'objectif principal des présidents tricolores.
Dès lors, où trouver cet argent présenté comme indispensable pour la survie du foot français ? Les sponsors se faisant plus rares (c'est en tout cas ce qu'on veut nous faire croire), viendra-t-il du portefeuille des supporters ? Probablement. Bonne nouvelle : cette fantaisie sera sans doute évitée par tout boss un tant soit peu connecté à la réalité actuelle. Mauvaise nouvelle : il y a les autres…
Un nouveau stade ?
Nombreux sont les dirigeants français shootés à l'utopique espoir de voir de nouveaux stades doper les rentrées financières. Construites dans l'optique de l'Euro 2016, ces enceintes modernes seront censées transformer les fans en véritables consommateurs, qui y dépenseraient subséquemment sans compter. «Fournir davantage qu'une simple rencontre de football» est la phrase qui se glisse désormais régulièrement sur d'imprudentes lèvres gouvernantes.
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