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2012-09-26 18.59.56 2012-09-26 19.00.09

Pour ce 16e de finale aller de Women's Champions League, rendez-vous à Sclessin sur le coup de 18h. Après une petite file au guichet extérieur de la T2, les tickets gratuits (réservés aux femmes et gentlemen mineurs) sont obtenus presque trop facilement. Passé le tourniquet, grand temps est-il d'accroître sensiblement l'allure : dans 30 minutes, les hommes stoppent les dédicaces. Trois files. Merde. Nous n'aurons le temps d'en faire seulement deux. Assez pour remarquer que Nacho s'est déjà faire des vannes dans la langue de Molière, que Seijas est vraiment petit, qu'Imoh et Mpoku sont interchangeables, et qu'il y a encore des têtes qui nous sont inconnues.

Direction les gradins, et déplacement en douceur du E2 au H2 (petit plan pour les non-initiés) histoire d'avoir un angle de vue optimale, et ainsi profiter du (possible) spectacle à venir. Niveau sonore, on aura droit aux grands classiques : Campione 2000, Played a live, We are the best ou encore l'erreur musicale des LMFAO, I'm sexy and I know it. Viens le temps des compos. Moment où la moitié des personnes présentes apprennent, dans l'indifférence, le nom de notre rival d'un soir. Comme prévu, difficile de repérer un nom familier parmi les 22, mais pour les connaisseurs, sachez que Patrick Wachel, coach du Fémina depuis un an, alignait Chloé Bellavia, Mélanie Mignon, Imke Courtois, Julie Biesmans, Aline Zeler, Audrey Demoustier, Vanity Lewerissa, Julie Grégoire, Cécile De Gernier, Maud Coutereels et Davina Philtjens. 

19h, des filles en short sortent du couloir et déboulent sur la pelouse de Sclessin, accompagnées par les acclamations, les drapeaux, et les fumigènes (ou plutôt, dans ce cas-ci, ce qu'on peut appeler des smoke pots, qui, contrairement aux fumis, peuvent faire de la fumée de couleurs différentes) de la tribune 2, dans laquelle se sont regroupé, à l'extrême gauche (L2), les plus motivés (voir la photo en tête d'article). On apprendra par la suite, via une news publiée sur le site officiel, que près de 4000 personnes avaient rallié le stade en ce mercredi venteux. Ce qui permet au Fémina de battre le record d'assistance pour un match de football féminin sur notre plat pays. 

Boostées par un public finalement plus chaud que prévu, les Standardwomen ouvrent le score dès la 6e minute, sur un corner faisant office de première occasion. Maud Coutereels s'est chargée d'expédier le ballon dans le but d'un subtil coup de tête au premier poteau. Fiesta. C'est fâcheux, mais à peine 10 minutes plus tard, les Allemandes décident de les imiter. 1-1. Les locales, dans un 4-5-1 résolument défensif, jouent (trop) bas. La maîtrise est laissée aux adversaires, qui ne se font pas priées pour tuer le match en l'espace de deux petites minutes (35e et 37e), bien aidées il est vrai par les largesses de la défense liégeoise. Il commence à faire froid, et la mi-temps tombe à pic.

Suite à une impressionnante file devant la baraque à Bicky, les 45e, 46e et 47e minutes nous échappèrent. Heureusement, la condition physque est là, et les escaliers sont franchis en moins de deux. Durant ce second acte, le Standard Fémina joue (un peu) plus haut. Mais sans parvenir à concrétiser quelle occasion que ce soit. Cependant, le spectacle est plaisant : portées par des supporters de plus en plus bruyants, les filles donnent tout, et pouvaient aisément revendiquer un petit but supplémentaire, tandis que les Turbines ne jouèrent que rarement la montre. Petite remarque à ce que nous appellerons affectueusement le Girls Kop : lancer un chant à base de "Standardmen", ça donnait pas trop bien là. 1-3, score final, la qualification est assez compromise. Mais le plus important mercredi soir, c'était le plaisir. "Le Standard de Liège et sa Section Féminine remercient les nombreux supporters qui sont venus soutenir nos filles et mettre l'ambiance dans l'Enfer de Sclessin."

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