Alors que j'écrivais récemment sur ce qu'on peut qualifier de "guerre marketing des Jeux", avec notamment des athlètes et entreprises soumis à des règles extrêmement strictes, voici venu le moment de découvrir un autre style de personnes qui verront leurs libertés restreintes lors de cette quinzaine Olympique : les artistes de rue, autrement dit les graffeurs. Leur cas vient d'être mis en lumière grâce à Banksy, street-artiste à l'identité masquée, qui vient de publier, sur son site officiel, deux oeuvres en rapport avec les JO, à quelques heures de leur cérémonie d'ouverture.
La première représente un athlète portant un short très court, d'une part, mais surtout, s'apprêtant à lancer un missile faisant office de javelot.
Sur la deuxième, on peut observer un perchiste franchissant un grillage et attendu par un matelas plutôt dégueulasse.
La mise en ligne de ces oeuvres ne relève pas du hasard. En effet, elle intervient quelques jours seulement après l'arrestation de graffeurs par la police britannique et l'annonce de l'interdiction pour les artistes de rue de se rendre sur le site olympique. En outre, depuis de nombreuses semaines, une "opération nettoyage" est en cours dans la ville de Londres, et menace un grand nombre graffitis, dont ceux de Banksy. Ce dernier compte bien faire usage de l'importante notoriété dont il jouit (certaines de ces oeuvres sont vendues à plusieurs centaines de milliers d'euros comme The Rude Lord ou Keep it Spotless) pour se faire entendre et défendre son travail, mais aussi celui de ses camarades graffeurs, qui demeurent souvent comme de simples bandits aux yeux des autorités.
** Ces 3 images sont libres de droits.
Sources : Les Inrocks, Banksy.co, Wikipedia.
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