Dans un peu moins de 2 semaines, la cérémonie d'ouverture, dirigée par Danny Boyle (Slumdog Millionnaire), marquera officiellement le début des Jeux Olympiques 2012. Alors que les athlètes entament la dernière ligne droite de leur programme de préparation, le locog (London Organising Committee of the Olympic and Paralympic Games) est depuis longtemps prêt à protéger les entreprises partenaires des Jeux. "Un groupe d'élite de la police des marques inspectera tous les sanitaires des sites olympiques afin de masquer tous les logos des fabriquants." Ça part fort. Et ce n'est pas tout. En effet, le Parlement britannique a pris des mesures extrêmement sévères pour protéger les sponsors et les droits de diffusion. En 2006, il a voté la Loi sur les Jeux, qui, combinée avec la Loi de 1995 sur la protection du symbole olympique, augmente fortement le niveau de protection. La répression au niveau du marketing et de la vidéo diffusion s'annonce terrible durant cet événement majeur organisé pour la 3e fois (après 1908 et 1948) dans la seule ville qui compte encore plusieurs dizaines de cabines téléphoniques. Petit tour d'horizon des mesures, parfois assez surprenantes...
Commençons par le monde des sous : les entreprises ou commerçants voulant utiliser le logo des JO, ou simplement employé des mots tels "Jeux, 2012, olympique" associé à des termes beaucoup plus vagues comme "médailles, été, bronze ou sponsors", ont dû dépenser de fortes sommes d'argent (Adidas a sorti 100 millions de livres sur la table pour acquérir les droits). Un sacré paquet de blé que ne peuvent se permettre de débourser la plupart des PME, même pas assurées de pouvoir en tirer profil. Place aux riches. Et n'importe quel riche. C'est d'ailleurs contre le phénomène de "sponsors voyous" que s'insurge la Greenwash Gold 2012 Campaign, condamnant le fait que de nombreuses entreprises (Bhopal Medical Appeal notamment) peu soucieuses de la planète, s'abritent derrière les JO pour dissimuler leurs atteintes à l'environnement et aux Droits de l'Homme.
Les athlètes, attraction principale de cette quinzaine, se voient imposer quelques restrictions, comme l'interdiction de commenter, via internet, les performances de leurs collègues musclés. Il leur est également proscrit de faire de la pub pour une marque non partenaire des JO, ou de mettre en ligne des vidéos de l'intérieur des sites olympiques. Private places.
Seront également présents à Londres : des spectateurs. Beaucoup. Qu'ils soient anglais ou étrangers, VIP ou non, coiffés comme le prince William ou non, les règles seront valables pour tous. Interdiction formelle de télécharger sur Youtube des vidéos des événements olympiques, ni même de simples clichés amateurs. Exclusivité des droits de diffusion oblige...
Pour terminer, il me paraît cependant opportun de signaler que, sans sponsors, il faudrait que le contribuable mette la main à la poche, afin de payer les importantes dépenses qu'impose l'organisation des Jeux Olympiques. Balle au centre.
Source : Courier International.
A lire aussi, dans la catégorie JO 2012 :
/image%2F1010500%2F20150118%2Fob_ebde53_vacances-066.jpg)